Portait de Denise

Témoignage de Denise le 02/09/2015

Denise
Frédéric : Bonjour Denise
Denise : Bonjour Frédéric

F.: peux-tu te présenter en quelques mots ?
D. : Je m’appelle Denise, j’ai 65 ans. J’habite St Brieuc des Iffs depuis bientôt 6 ans. Je suis arrivé à l’automne 2009. Je suis avec mon compagnon Alain. J’aime bien être ici.

F : Tu es originaire de la Creuse c’est ça ?
D. : Oui, c’est ça ; disons que j’ai beaucoup voyagé. Je suis native de Nice où j’ai vécu jusqu’à 23 ans. Après je me suis marié ; j’ai vécu en région parisienne (8 ans). J’ai eu mes 2 enfants qui ont maintenant 40 et 35 ans. Puis j’ai vécu dans l’Allier (24 ans). Ma maman s’est trouvée en mauvaise santé et donc j’ai vécu avec elle pendant 3 ans. Elle est rentrée en maison de retraite et cela m’a permis que je vienne dans la région vivre avec mon compagnon

F. : Est-ce que tu peux me dire ce que tu apprécies sur la commune ?
D. : Eh bien, j’aime beaucoup les paysages, c’est une petite commune où il y a une bonne ambiance, un bon esprit de voisinage, au calme, sans être très loin de la ville. La vie est bien agréable.

F. : Que pourrait-on améliorer sur la commune ? Animation, rencontre, aménagement ?
D. : Je n’ai pas de besoin particulier, mais c’est sûr qu’un petit commerce nous manque. Allez acheter son journal, même si nous avons la chance d’être livré ; mais c’est vrai que c’est agréable dans un petit commerce, de voir de gens et de pouvoir communiquer, de se rencontrer. Un commerce est quand même un point de rencontre. Mais je suis consciente que la difficulté n’est pas de s’installer mais de plutôt de pouvoir tenir. C’est très compliqué. Il y a beaucoup de magasins et de supermarchés à 5 Km et les gens vont plutôt vers les grandes surfaces même si ça reste plus anonyme

F : Tu parlais de point de rencontre, c’est ce que tu retrouves un peu au travers de ton métier ? Je rappelle que tu travailles à domicile.
D. : Oui, je retrouve ces points de rencontre, de pouvoir communiquer avec eux. Moi, dans mon métier, je trouve que je m’enrichie chaque jour chez les personnes. On apprend sur leur passé, leurs difficultés ; j’ai faits une formation il y a quelques années et je trouve que dans ce travail, il faut aimer les personnes âgées. Je suis toujours en contact avec elles. C’est vrai qu’il faut aimer les personnes âgées pour pouvoir les comprendre. Et surtout ce n’est pas à nous d’imposer nos habitudes, mais il faut accepter les leurs. Ça fait une quinzaine d’années que je fais ce métier et j’aime énormément ce que je fais. Mais il faut toujours être vigilant car on rentre dans leur intimité. Quand j’ai commencé à travailler à 14 ans dans la couture, c’était complètement différent.

F. : Sur un autre sujet, je sais que tu es très bonne cuisinière … (rires)
D. : Ah… très bonne non !!! J’avais comme modèle ma maman qui aimait beaucoup faire la cuisine. Elle a vécu une vingtaine d’années avec mon père dans le midi. Elle a appris la cuisine niçoise, à base de légumes (tomates, poivron, courgette, et olives), le tout cuisiné à l’huile d’olive. C’est cette cuisine méridionale qu’elle m’a transmise et que j’aime par-dessus tout. La cuisine bretonne est plus riche en beurre salé, mais je me rends compte que vous commencez à utiliser l’huile d’olive. Je ne veux pas me vanter en disant que je suis bonne cuisinière, je me débrouille, je ne suis pas « au top » tout le temps, je rate aussi des plats ou ça brûle … (rires). Mais par exemple, la tourte de courgette (spécialité niçoise) est une pâte à l’eau chaude, on met des petits morceaux de courgette, fromage au basilic, on recouvre d’une deuxième pâte et que l’on fait cuire dans le four. C’est léger. Dans la Creuse, la spécialité est le pâté aux pommes de terre. C’est à base de pâte brisée ou feuilletée, on coupe les pommes de terre en lamelles, du thym du laurier, un peu de muscade, de crème fraiche et l’on recouvre de pâte. Faire la cuisine j’aime bien, mais il faut du temps. Ma maman aimait tant faire la cuisine qu’à la déguster, c’était un fin gourmet. Je pense souvent à elle, quand je cuisine certains plats.

F. : Eh bien je te remercie beaucoup Denise, je te souhaite bonne continuation
D. : Merci à toi aussi